Benjamin Babiz Photographe

Photographe de presse Benjamin Babiz lors d'un reportage pour Bestimage

Dans les coulisses de mes reportages pour Bestimage

Photographier un événement, ce n’est pas toujours savoir à l’avance ce que l’on va photographier.

Certaines missions commencent avec un nom, une adresse et une heure de rendez-vous. Le reste se joue sur place : les arrivées, les rencontres, les regards, les imprévus et ces quelques secondes pendant lesquelles une scène devient une image.

C’est une partie de mon métier que j’apprécie particulièrement : la photographie de presse.

J’ai eu l’occasion de réaliser plusieurs reportages pour l’agence de presse Bestimage, dans des univers très différents, du cinéma au théâtre en passant par la mode et les événements culturels.

Une avant-première consacrée à Joséphine Baker

Parmi ces reportages, j’ai notamment couvert l’avant-première d’une représentation théâtrale consacrée à Joséphine Baker.

Une soirée de ce type concentre beaucoup de choses en très peu de temps. Les personnalités arrivent, les photographes se positionnent, les échanges sont rapides et chacun cherche à obtenir les images qui raconteront le mieux l’événement.

Ce soir-là, j’ai notamment photographié Florent Pagny et sa compagne lors de leur arrivée.

Dans ce type de mission, il faut être attentif à tout. Une poignée de secondes peut suffire : un regard vers les photographes, une expression, une interaction ou simplement une attitude naturelle.

On n’a pas la possibilité de recommencer.

Arielle Dombasle, Inès de La Fressange et un vernissage très parisien

Autre ambiance, autre exercice : le vernissage du photographe Gilles Bensimon.

J’y ai notamment photographié Arielle Dombasle et Inès de La Fressange.

Le travail est alors assez différent d’une avant-première. Il ne s’agit plus seulement de photographier une arrivée ou un tapis rouge, mais de restituer l’ambiance d’un événement et les personnalités qui y participent.

Dans ces moments-là, j’aime particulièrement les images qui semblent moins préparées.

Un regard échangé, une discussion, un sourire, une attitude entre deux photographies officielles.

Ce sont souvent ces quelques secondes qui donnent le sentiment d’avoir réellement été présent.

 

semi-exclusif - Florent Pagny, Azucena Caamaño - Photocall lors de l'avant Brialy & Baker le 16 septembre 2025. © Benjamin Babiz / Bestimage
semi-exclusif -  Arielle Dombasle - Vernissage Gilles Bensimon 1 Octobre 2025. © Benjamin Babiz / Bestimage
Non-Exclusif - Nadia Farès Photocall lors de l'avant première de Toujours possible, le 8 septembre 2025. © Benjamin Babiz / Bestimage

Nadia Farès, quelques mois avant sa disparition

Parmi les reportages réalisés pour Bestimage, certains prennent évidemment une résonance particulière avec le temps.

J’ai notamment photographié Nadia Farès lors de l’avant-première de son film Toujours possible, au cinéma Le Balzac à Paris, en septembre 2025.

À l’époque, il s’agissait simplement d’un reportage parmi d’autres. Une avant-première, un passage devant les photographes, quelques portraits et quelques images destinées à l’agence.

Nadia Farès est décédée quelques mois plus tard, le 17 avril 2026, à l’âge de 57 ans.

Avec le recul, certaines photographies prennent forcément une autre dimension.

C’est aussi l’une des particularités de la photographie de presse : on ne sait jamais vraiment quelle importance une image pourra avoir plusieurs mois ou plusieurs années plus tard.

Être photographe de presse, c’est surtout savoir anticiper

Ces reportages ont un point commun : ils demandent de réagir rapidement.

Pour une agence de presse, une photographie doit évidemment être techniquement réussie, mais elle doit surtout être utile.

Il faut identifier les personnes présentes, comprendre ce qui se passe, anticiper les déplacements, varier les cadrages et produire suffisamment d’images pour que l’agence puisse ensuite sélectionner celles qui correspondent à ses besoins.

Cela demande de connaître parfaitement son matériel, mais aussi de savoir rester discret.

Je ne dirige pas la scène. Je ne demande pas à une personnalité de recommencer une entrée ou de refaire un geste.

Je dois simplement observer et être prêt lorsque le moment arrive.

Une autre facette de mon métier de photographe

Ces missions pour Bestimage occupent une place particulière dans mon parcours parce qu’elles m’ont permis de travailler dans des environnements très différents de ceux que je photographie habituellement.

Mariages, événements d’entreprise, collectivités, portraits, spectacles, avant-premières ou événements culturels : les contextes changent, mais certaines fondamentaux restent les mêmes.

Observer.

Anticiper.

S’adapter.

Et surtout, raconter ce qui se passe sans dénaturer le moment.

C’est finalement ce qui me plaît le plus dans le reportage photographique.

Je peux arriver dans un endroit sans savoir exactement ce qui va se passer. Quelques heures plus tard, je repars avec une série d’images qui permettent à ceux qui n’étaient pas présents de découvrir, à leur tour, un moment qu’ils n’ont pas vécu.

C’est une photographie différente de celle que l’on réalise en studio ou lors d’une séance préparée.

Elle est plus imprévisible.

Et c’est précisément pour cela que je l’aime.

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